BIBITTES BIONIQUES


Que j’aime l’été et son soleil brûlant, le sable chaud, l’eau turquoise, les bougainvilliers en fleurs et l’odeur du sel marin. Les figues explosent sur leurs branches et les cigales chantent haut et fort le beau temps. Tout cela est bien beau durant la saison estivale à Chypre. Mais derrière ce décor bucolique se cache un tout autre scénario : des populations miniatures de toute sorte de couleurs se multiplient derrière les buissons asséchés.

Coquerelles, arachnides, menthes religieuses gigantesques, limaces, bourdons géants, mouches collantes, scarabées vertigineux, myriapodes, long verres noirs croustillants et bien plus encore se multiplient en arrière scène.

De tous les insectes, ce sont les fourmis qui m’impressionnent le plus : je suis certaine qu’elles possèdent un savoir digne des films de science fiction. Expliquez-moi ça? Comment ces petites affaires là peuvent sentir avec leurs nez mini riquiqui, que de l’extérieur de la maison il y a dans la cuisine un petit collant de miel sur le comptoir ? Je les regarde passer sur mon plancher de cuisine quand je me lève le matin. Je chante : « les fourmis marchent deux par deux hourra hourra ». Elles font une ligne de 15 mètres qui parcourt le salon jusqu’au dit comptoir de cuisine pour aller chercher un dixième de goûte de miel et le rapporter dehors. Elle ont un odorat bionique ou quelque chose qui n’est certainement pas humain!

Voici mon plancher de cuisine.

Quand je vois cette traverse d’insectes je sors le spray bio, le swiffer, les lingettes, le balai , hallelouia ! Elles montent sur mes jambes et me chatouillent : elles se défilent car oui, malgré leurs petitesses et cerveaux gros comme une puce, elles veulent vivrent ! Elles tiennent à ce monde et à leurs colonies. On est toute faite pareil : on cherche à survivre, à faire vivre notre famille, à trouver de la nourriture et à fuire les dangers. Mais de mon point de vue, ce sont des fourmis dans ma cuisine et je n’en veux pas.

Fourmis qui grignotent une mouche morte sur ma serviette de plage!

Chez un Cypriote, je vois cette même lignée de fourmis à l’extérieur mais cette fois elles sont plus grosses que chez moi. Je lui demande pourquoi il ne s’en débarrasse pas? Il me dit non non regarde, attends! Cette lignée de fourmis s’occupaient de deux coquerelles mortes. Elles allaient, une après l’autre, disséquer la répugnante créature. Et puis au bout d’un moment, les coquerelles n’existaient plus et les fourmis sont retournées chez elles. Elles avaient tout nettoyé! Fascinant.

Bon. Fascinant oui et non, c’est certain qu’on ne veut pas de ces petites affaires là sur le plancher de nos salons. Mais fait étrange, je trouve que les maisons de Chypre ne sont pas bien isolées pour les bibittes. Je me souviens même en avoir vue des lignes de fourmis dans une chambre d’un hôtel chic de ma ville. La chaleur fait ressortir toutes sortes de choses et cela devient difficile à contrôler. On me dit que tout le monde à Chypre à ce problème : c’est bien commun d’avoir des insectes en dedans. Vivre dans le sud est magique, mais cela vient avec des petites affaires bioniques!! à plus!

Les ailes d'une cigale...

À plus!

Une fille....

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